947940Le  début de la semaine de garde des petits par la Baby-sitter s'est mal passé. Deux jours seulement et deux appels au secours de sa part, ne sachant que faire face à un Simon qu'elle nous a décrit comme violent à son égard, refusant de se coucher pour la sieste ou faisant une multitude de bêtises. Deux jours où je suis partie travailler la boule au ventre, avec le sentiment de ne pas laisser mon fils entre les mains qu'il lui faudrait...

Elle nous dépeint un enfant  que l'on ne reconnait pas, le même que celui  de l'école finalement.

Simon est compliqué à élever certes, mais je m'en sors. J'arrive à le recadrer lorsqu'il va trop loin, à faire quelques concessions pour obtenir ce que j'attends de lui. Il demande une surveillance constante, me fait aussi sortir de me gonds, mais une fois de plus, je m'en sors!

 Devant les difficultés de cette jeune fille sans expérience, je me rends compte  à quel point il est indispensable que notre fils soit entouré par des personnes ayant une connaissance des enfants ayant des troubles du développement, à quel point des personnes formées et ayant une patience d'ange pour  entourer et aider ces petiots fait défaut. 

Après avoir passé l'aprés-midi d'hier à faire du travail à la maison pour pouvoir observer ce qu'il se passait entre Simon et la baby-sitter, Daniel a pu constater, que cette dernière voulait tellement imposer une autorité, qu'elle se montrait très directive, et prenait Simon de front. Nous savons que cela ne fonctionne pas avec notre garçon, qu'il faut savoir biaiser, contourner, et que si il se braque, il est extrêmement difficile de le "récupérer". La baby-sitter est jeune et inexpérimentée, elle ne peut le deviner. 

Les parents ont la possibilité de se former, à leurs frais, à des methodes éducatives comme le TEACH ou l'ABA, mais les parents n' ont-il pas déja tellement à faire avec un quotidien compliqué à organiser voire surmonter? Leur appartient-il réellement de devoir en plus jouer le rôle d'éducateur spécialisé.

En ce qui me concerne,  je ne m'en sens pas la force pour le moment, même si l'idée de cesser de travailler pour avoir plus de temps à consacrer à mon fils, me traverse de plus en plus souvent l'esprit.

Simon ne pourra pas être pris en charge par le SESSAD en septembre, alors qu'il y a des places pour les enfants ayant des Troubles Envahissants du développement. Il a été catalogué comme étant déficient intellectuel par la MDPH, et malgré nos démarches auprès de la pédiatre du CAMSP, pour le moment, nous ne pouvons rien faire.

Et ce triste constat montre bien, que les enfants ayant ce type de troubles,sont difficilement identifiés et  mal connus et reconnus en France. A partir du moment où l'on détecte un retard global des acquisitions, la plupart des médecins déterminent que ce dernier est lié à une déficience intellectuelle.

Un développement perturbé entraîne fatalement un retard au niveau de certains apprentissages. Cela est logique, évident. Et pourtant, si vous répondez "non" aux questions "votre enfant reste-t-il seul dans son coin ?", "a-t-il peur des autres?" "tourne t-il sur lui même ou fait-il tourner des objets", même des spécialistes écartent d'emblée le spectre de l'autisme.

Cependant, je sais, je suis certaine même, que Simon n'a pas de problème de capacité intellectuelle. Il me le montre chaque jour. C'est donc pour avoir un diagnostic officiel, qui nous ouvrira d'autres portes que nous avons contacté le Centre de Recherche sur l'autisme de notre région pour réclamer un bilan. Je ne sais pas quand ce dernier pourra avoir lieu et en attendant, nous devons faire de notre mieux pour que notre enfant soir entouré à peu près correctement.

Mais que c'est difficile et compliqué!973